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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 21:37

C'est en ce samedi 28 novembre que nous avons rejoint la Croatie par la petite porte, celle qui mène à Dubrovnik, en Dalmatie. Après avoir passé deux nuits à Mostar (Bosnie), nous avons voulu y arriver un samedi soir, pour avoir plus de chances de rencontrer des musiciens. Lorsque l'on vient à Dubrovnik par le Nord, la montagne débouche directement sur la mer. A l'arrivée, on bénéficie d'une vue plongeante sur la ville et sa citadelle. C'est beau ! Elle est construite sur une très étroite bande de terre entre montagne et mer, ce qui la cache un peu.


En arrivant, nous remarquons de nombreuses pancartes indiquant des appartements à louer, plus que des hôtels. Aussi prenons-nous un appartement pour deux nuits. Pour une fois, c'est le luxe ! Rina, notre hôte, vit avec son mari et sa belle-mère dans une grande maison, qui, comme la plupart des maisons ici, a une vue sur la mer. Nous sommes tout près de la vieille ville (« stari grad ») située derrière des remparts. Notre première impression de la ville est qu'elle très belle, bien entretenue, très propre, très ....européenne ! Ca nous change beaucoup des pays précédents. Passer de la Bosnie à la Croatie me fait à peu près le même effet que passer de la Turquie à la Grèce. Même si le pays ne fait encore partie de l'union européenne (bien qu'il soit le premier de la classe des Balkans occidentaux), Dubrovnik nous donne vraiment le sentiment d'être en Europe. Aussi pour les prix ! Tout est beaucoup plus cher ici. Certainement l'effet du tourisme, car la ville et la région sont très fréquentées en été.



FRANCK ET NICKO


Pour notre premier soir à Dubrovnik, nous quittons notre appartement avec notre matériel. Nous ne tarderons pas à trouver, en nous rendant dans au jazz café le Troubadour, que nous avait indiqué notre hôte. Il s'agit du plus petit café que je n'ai vu de ma vie. Il y a trois tables, le bar peut tenir 5 personnes debout bien serrées, et les musiciens doivent encore trouver leur place. Tout cela dans une dizaine de mètres carrés. Quelques minutes après notre arrivée, un homme que nous avions pris pour un client, occupé à boire et à fumer, prend sa guitare et commence à jouer, c'est Franck (Frano). Une simple guitare classique amplifiée et branchée dans un petit ampli Marshall. L'homme a une mine patibulaire. En même temps qu'il joue, il fume sans arrêt ET accorde sa guitare. Son doigt ne cesse d'aller et venir entre les cordes et la mécanique du mi aigu, que décidément il n'arrive pas bien à accorder. Mais ça ne l'arrête pas, Franck joue bien. Après quelques minutes, le deuxième compère arrive, Nicko , contrebassiste, chanteur et guitariste. Nicko a une voix en or, une voix de crooneur à la Franck Sinatra.


Nous sommes très vite emballés par leur prestation, et sortons vite le matériel, non sans leur demander l'autorisation d'enregistrer. Nos deux compères nous la donne, sans s'intéresser plus que ça par notre projet. Mais une fois que nous sommes branchés, les gars sont sérieux. Lorsqu'ils se plantent sur un morceau, ils recommencent depuis le début. Lorsque quelqu'un fait du bruit, ils demandent le silence à l'audition et l'obtiennent. Nicko joue 100 % acoustique. J'ai le plaisir d'approcher mes micros au plus près de lui, non loin de Franck. Le son est bon, les gars sont bon, c'est le pied ! Et, pour nous, ils jouent deux de leurs compositions. Que demander de plus ? Nous discuterons un peu avec eux, mais nous n'approfondirons pas la relation. Pas grave, quand la musique est bonne...Et quand l'enregistrement est bon aussi.... Vous en trouverez prochainement un extrait sonore ici.


 


Le lendemain sera consacré à la visite de la vieille ville. Les remparts sont en parfait état et donnent sur la mer. Vraiment très beau. Mais cher, trop cher. Tout est payant et cher, les remparts, les musées, même internet est hors de prix ! Une pancarte a l'entrée de la ville indique les impacts causés sur la ville par la guerre de 1991 à 1992. La plupart de ces impacts ne sont pas ou plus visibles, mais ils ont ont visiblement marqué les esprits : il suffit de voir le commentaire sur la photo ci-contre.



Notre dernier soir à Dubronik sera plus calme. Nous n'avons pas trouvé d'autres musiciens, et nous sommes fatigués, aussi restons-nous dans l'appartement et regardons un DVD : « Inglorious Bastards », de Quentin Tarantino. Rien de Croate, mais tout de même ; trois langues sont parlées dans la version originale de ce film : anglais, allemand, et français. Imaginez que notre dvd est un pirate, repiqué en filmant le film DANS une salle de cinéma, avec une qualité très moyenne donc, qui plus est un pirate russe, donc sous-titré en russe, et mis sur le marché serbe donc sous-titré aussi en serbe. Pas facile de suivre dans tout ça....


Deux nuits et deux jours nous suffiront pour Dubrovnik. Nous hésitons maintenant entre deux alternatives : poursuivre vers le nord-ouest, vers Split, ou repartir un peu à l'est et aller faire un tour au Monténégro a quelques dizaines de kilomètres d'ici. Nous avions bien envie de connaître un peu ce pays mais en même temps, il nous reste 15 jours pour rentrer en France et nous ne voulons pas courir. Ce sera à pile ou face ! Face : Split , Pile : Montenegro.



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Published by Olivier & Harriette - dans Français
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