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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 18:26

Vendredi 9 oct 

 

Temps beau et chaud à 10 h du mat.  Nous partons à Istanbul. Nous sommes à une trentaine de km de l'entrée de la ville (détail important rapport à l'étendue de la ville). Nous entrons dans une mégalopole , nous roulons encore 30 km une fois entrés dans la ville. Istanbul est une agglomération de communes contruites autour du détroit du Bosphore, allant de la mer Marmara presque jusqu'à la mer noire, sur une largeur d'environ 50 Km. En arrivant nous sommes perdus, nous ne savons pas ou aller, aussi nous arrêtons nous dans un quartier qui nous semble assez central (à vue de nez). Nous trouvons une place pour nous garer, on en a marre de ce traffic de fou, on se gare. Nous ne le savons pas encore, mais ce quartier (Cibali, municipalité de Fatih) sera notre quartier pour toute la durée de notre séjour ici, soit 8 jours.

 

Le hasard, une fois de plus, fait bien les choses. Nous allons nous promener à pied dans Fatih et visitons la mosquée Suleymani, très belle mais en grande partie fermée pour travaux. A Istanbul , de nombreuses mosquées ou autres monuments sont en restauration, à cause d'un grand tremblement de terre en 99, mais aussi parce que la ville est Capitale européenne de la culture en 2010.Le soir, en retournant dans notre quartier, nous faisons la connaissance d'Ercan, un mec sympa  qui nous aide pour tout : trouver un bon petit restau, trouver un hotel pas cher pour la semaine, un téléphone et nous donne tous les renseignements dont nous avons besoin. 

 Il est marin et a un mois off. Il passe donc son temps, comme beaucoup de turcs, dans son quartier, dans sa rue, à discuter avec ses amis, à boire du thé, à jouer.... Nous faisons la connaissance de tout le monde dans le quartier grace à lui.  Ercan nous avait parlé du quartier "Taksim" comme potentiellement intéressant pour rencontrer des musiciens. Nous nous y rendons et trouvons effectivement quelques musiciens mais rien de bien intéressant.

 

 

 

Samedi 10 oct.  

 

L'hotel Islamoglu est assez tristounet et la douche est froide, aussi sortons-nous vite ce matin. Petit déj turc fait d'un plat national dont je n'ai pas le nom : une sorte de lasagnes au fromages, froid, que l'on peut déguster avec un thé.  Pas mauvais !  Nous l'accompagnons de çay bien sur (thé turc), et de feuilleté au fromage, viande, et patates. Nous nous rendons ensuite dans le quartier de Kocasinan, quelques 15 km à l'Ouest de Fathi. Nous y allons en camion car c'est là que nous avons un contact garagiste. En efet, Bubulle souffre de corrosion chronique et nous avons décidé de lui faire une peau neuve en Turquie ! 

Nous nous apprêtons donc à passer une semaine à Istanbul (le temps nécessaire pour refaire une carrosserie) si nous nous mettons d'accord sur le prix. Mais cette ville est un tel dédale que nous n'arrivons pas à trouver notre garagiste. Entre autres personnes, nous demandons notre chemin à une boutique de pièces détachées pour voitures. Les gens nous accueillent sympathiquement, en essayant de trouver le magasin , nous offrant le thé....Le numéro du magasin que nous avons n'est pas bon, l'adresse est introuvable.

 

Nous discutons avec eux, et de fil en aiguille, ils nous disent qu'ils font aussi la carrosserie. Qu'ils sont des gens de confiance, qu'ils seraient heureux de le faire, patati patata... Ils nous amènent dans leur garage, un endroit high-tech et design, ils nous offrent à nouveau à boire... Nous revenons à leur magasin...nous avons affaire à plusieurs interlocuteurs. Aucun ne parle anglais, ou très mal. Nous nous aidons d'un traducteur sur internet. Nous négocions le prix. Nous passons de 1200 € à 700 € au bout de 3h30 de palabre !  Nous nous mettons d'accord sur les conditions et prenons RV pour lundi pour laisser le camion et commencer les travaux (traitement de la rouille, peinture, remplacement de trois phares). Cette démarche nous aura pris quasiment toute le journée. En Turquie, tout est plus long, le temps n'a pas la même valeur. Tout est plus compliqué aussi à cause de différences linguistiques, mais nous arrivons tout de même à nous comprendre pour l'essentiel. Au terme de cette journéee harassante, nous rentrons aussitôt à l'hôtel, crevés.

 

Dimanche 11 oct

 

Visite de Fatih et les quartiers environnants.  Nous sommes entre le détroit du Bosphore, la mer de Marmara, et le bras de mer Haliç (le Golden Horn).  Sur le chemin, nous croisons trois jeunes qui jouent des percussions sur une petite place publique peu fréquentée. Ils recueillent quelques applaudissements. Nous nous approchons, écoutons, et les voyant prêt à partir, les interpellons. "Pouvez-vous jouer encore un peu ?" Nous leur expliquons rapidement notre démarche, il ressortent illico les intruments pour nous. Nous enregistrons une impro de 5 minutes. Mehmet  joue du bendir (un petit tambourin) , Soner joue de la derbouka, Yusuf du Tef (un grand tambourin). Les trois se la donnent bien ! Le père de Soner est un grand joueur de derbouka connu dans le pays. Son fils à l'air de prendre le même chemin, car il joue visiblement très bien. Puis visite de la mosquée Sultanhammet, ou mosquée bleue. Magnifique, superbe.

 

J'ai noté les heures d'appel à la prière : 5H37, 7HO4, 12h58, 16h05, 18h39, 19h59. En effet, j'aimerais enregistrer un appel de muezzin. A chacun de ces horaires, on peut l'entendre quelque soit la ville ou le village ou vous êtes. Le muezzin chante des sourates (versets) du coran pour signifier qu'il est l'heure de la prière. Peu de gens, d'après ce que nous avons vu, respectent cet appel 5 fois par jour. Nous arrivons peu avant l'heure de la prière, aussi avons-nous le temps de déballer le matos et d'enregistrer l'appel ! Le voici en écoute sur un article voisin. Là encore, fermez les yeux, mettez un bon casque, ou écoutez sur de bonnes enceintes : c'est comme si vous y étiez....Vous pouvez entendre l'ambiance de la cour intérieur de la mosquée.  Ce quartier autour de la mosquée bleue est un des plus anciens de la ville, il est riches en monuments, et autres vieilles pierres que nombre d'Européens de l'Ouest affectionnent tant. Il est aussi très touristique.  

 

Lundi 12 oct

 

Nous avons rendez-vous avec nos amis de "Yurek otomotiv" pour déposer notre camion. Nous arrivons très en retard car nous nous sommes encore perdus dans cette ville infernale. Dans ce coin,  toutes les rues, tous les quartiers se ressemblent. Lorsque nous arrivons, le père de Fukan, avec qui nous avions traité le 1er jour, n'est pas là. Fukan est bien là mais c'est avec son oncle que nous traitons maintenant. Et....il faut tout recommencer ! C'est comme si nous n'avions rien fait le 1er jour. A croire qu'il n'a rien expliqué à son oncle de notre accord lors de notre visite avant-hier. Nous repassons donc deux heures dans la boutique avant de s'assurer que tout soit bien clair. Nous repartons un peu énervés. Heureusement la petite cousine de Fukan, nous a mis un peu de baume au coeur par son sourire. A 12 ans, elle parle mieux anglais que tous les autres membres de la famille que nous avons croisés jusque maintenant. Les jeunes apprennent très tôt l'anglais ici.        

 

Le soir, nous avons RV au Babylon Lounge, un café hyper branché dans le quartier non moins branché de Tunel. Nous allons y rencontrer Elif, un contact donné par Sergio, un ami français (merci !). Elif est pianiste et compositrice. Elle nous avait proposé de la rejoindre ici car il y a ce soir une "performance" : improvisation de musique electronique et saxophone sur projection d'images. Ca avait l'air alléchant !  C'est une jeune femme qui gère tout depuis son ordinateur portable, connecté au projecteur, aux enceintes, et à son saxo.  C'était assez expérimental mais assez moyen aussi à notre gôut. Du coup, nous n'enregistrons pas, aussi parce que le volume sonore est trop faible. 


Mais nous faisons la connaissance d'Elif, et ses amies Fulya, Senem...  Toutes trois jouent du piano et sont jeunes compositrices, et font de la musique électronique. Nous avons aimé leur esprit ouvert et peu  conformiste. Aussi, Bien que nous n'ayons pas eu l'occasion de les enregistrer, nous avons voulu mettre un lien sur leur musique.

La page de Senem : http://www.myspace.com/cahilperiler

Celle de Fulay : http://www.myspace.com/puiksjourney 

Bon voyage ! 


Dans la salle qui jouxte le bar, toujours au Babylon Lounge, il y a une soirée Talk-SHow où un fameux groupe de rock-pop turc est invité.  Nous nous invitons quelques minutes, le groupe joue bien, le son est d'enfer. La salle est connue pour avoir une des meilleures acoustiques de la ville. Malheureusement, nous n'avons pas le temps d'enregistrer.     

 

En sortant de la, nous passons devant un restaurant d'où vient de la musique. Une formation accordéon-clarinette-derbouka, très classique ici.  Un groupe de gens est attablé et boit force raki. Il s'agit d'un anniversaire pour lequel les musiciens ont apparemment été contractés pour toute la soirée. Nous nous asseyons et commandons quelques "tapas" turcs, et profitons de la fête nous aussi. Les clients appartiennent visiblement à la classe sociale supérieure. La plupart d'entre eux sont bien ivres et profitent de leur fête à 100 %. Ils accompagnent la plupart des morceaux en chantant...Plutôt bien : L'un deux chante même merveilleusement bien de smorceaux très beaux, tristes, de type arabesques. Les musiciens sont plutôt bons.

Le contexte n'est pas idéal pour enregistrer : la salle est petite et il y a très peu d'espace entre les clients et les musiciens pour installer le pied de micro,  pas le temps de leur parler, fête à caractère privé....Alors j'enregistre seulement avec les micros internes du R44 et là...Quelle surprise ! C'est la 2nde fois que je les utilise et ils m'ont paru bien meilleur cette fois. La 1ere fois, a Budapet, j'avais du baisser le gain d'entrée presque au maximum à cause du très fort volume sonore deu groupe (Sting Forever Band, cf art précédent).   Cette fois, ayant devant moi une formation 100 % acoustique, et une chaude ambiance, je peux les tester bien différemment. Ils se révèlent très sensible, un peu trop parfois car ils accueillent mal la puissance de la derbouka et "crunchent" assez souvent.  Mais l'ambiance est là !

Vous trouverez prochaınement à côté d'ici un petit extrait de cette fête . Je n'ai malheureusement ni le nom du morceau, ni de celui de l'auteur et des interprêtes. Ils étaient tous bien trop occupés à chanter et à boire pour les déranger.   

  

Mardi 13 oct.

 

Petite ballade "de l'autre coté" (clin d'oeil à l'excellent film du réalisateur turc Fateh Akin), la partie asiatique de la ville. Il suffit pour cela de prendre un des nombreux ferry qui effectuent la traversée toutes les 1/2 H environ. Nous arrivons dans le quartier (municipalité en fait) Karaköy. Il semble moins historique, il y a moins de mosquées, on ne voit pas de femmes voilées et les gens sont habillés dans le style moderne. Nous ne restons que une ou deux heures et repartons. La traversée est belle , donne une vue plus large de la ville depuis le détroit de bosphore. Le soir petite diner sympa dans un micro restau familial  ou le patron nous fait une bonne omellette à la sauce tomate. Son fils a 16 ans et bosse aussi au restau. Nous le croisons souvent dans la journée, il semble qu'il n'aille pas l'école. 

 

 Mercredi 14 oct

 

Journéee tranquille. Vers 16h, je pars à Beyoglu, un quartier animé proche de Taksim , où nous aurions des chances de rencontrer des musiciens. Harriette restant à l'hôtel se reposer, je pars sans les micros, mais avec l'enregistreur. Je tombe très vite sur un groupe qui joue dans la rue : Alatav. Derbouka, guitare folk, santour (la version irannienne du symbalum), et un ney (une flute traditionnelle en turquie faite en bambou ou en canne a sucre, je ne sais). Le groupe attire immédiatement mes oreilles, je sors tout de suite le matos et enregistre. Le morceau finit, l'un des musiciens m'invıte : "won't you share with us my friend ?"

Je leur fait donc écouter, ils aiment. Ils aiment tellement qu'ils me demandent si je peux enregistrer plusieurs morceaux. Je suis d'accord et leur propose de revenir avec les micros et de leur faire un CD.  Les gars jouent bien et avec coeur. Ils font de l'argent. A chaque morceau ils vendent des CD (10 Lirasi soit 5 €) qu'ils ont réalisés eux-même. Entre chaque morceau ils s'arrêtent plusieurs minutes, discutent....Ils jouent ici (Rue Istiklan) tous les jours de 14 H à 20 H lorsque le temps le permet. 


Nous discutons un peu, Ahmed m'explique que leur musique est une adaptation des arabesques perses ou autres, qui étaient chantées dans les années 70-80 par des gens en errance, ou pauvres ou ayant vecu de durs traumatismes...Leur concerts étaient assez spectaculaires puisque ils se flagellaient ou se mutilaient  parfois jusqu'au sang.  Aujourd'hui, d'après Ahmed, ils menent des vies plus confortables. 

Pour ma part plus j'écoute leur musique et plus je l'aime. Aussi prenons-nous rendez vous pour vendredi pour faire d'autres enregistrements.

 

Vous trouverez prochaınement un fılm du groupe sur ce blog.

 

Le soir, nous nous faisons, enfin, un hammam. Nous sommes surpris de voir qu'il n'y a pas de bain ou s'immerger. La pièce est constituée d'une grande dalle de marbre chaud ou l'on peut s'asseoir ou s'allonger, entourée de plusieurs robinets d'eau froide, chaude ou tiède et des baquets. Il faut remplir les baquets et s'aperger avec. Nous étions un peu déroutés en entrant mais nous avons passé un bon moment, très relaxant. Nous étions seuls dans la pièce ! Les hammams publics sont généralement ouverts en journée  pour les turcs (ou les musulmans ?) , et le soir pour les touristes. En sortant de cette détente, nous nous promenons un peu dans les rues de Beyoglu. On passe de rues désertes à des rues bondées en quelques secondes.

 

Jeudi 15 oct

    

Aujourd'hui, nous avons rendez-vous avec Fulya. Nous l'avions rencontré lundi au Babylon Lounge. Fulya est pianiste , compositrice, et étudiante en musique à l'université Maçka à Istanbul. Un de ses professeurs, Robert Reiglé, a monté un groupe d'improvisation avec ses élèves. Ils jouent toutes les semaines et cette fois, grâce à Fulya, nous sommes invités à venir écouter et enregistrer. Nous arrivons dans une grande salle équipée de panneaux acoustiques (pour absorber les différents fréquences et éviter les réflections sonores, donc un effet de réverbération indésirable). 9 artistes s'installent progressivement (très progressivement...) Le professeur est anglophone et fait ses cours en anglais. Le groupe est constitué de 7 turcs et 2 étrangers. Tous parlent bien anglais, cela fait partie des critères de sélection. Lorsque je demandai à un élève pourquoi fallait-il parler anglais pour rentrer dans cette formation, il me dit qu'il n'y a pas de bon professeur turc de musique en Turquie. C'est certainement faux mais c'est intéressant d'avoir ce point de vue, non ? Le groupe finit par se mettre à jouer (après une heure d'attente). Il y a une guitare folk, une guitare électrique, une guitare classique, un violoncelle, un piano, un chanteur, deux percusionnistes, et un ordinateur. A notre surprise, la musique est très expérimentale, étrange, et assez sombre.  Il faut dire que si la séance avait pris du retard, c'est parce qu'un des élèves a fait une tentative de suicide dans l'université quelques minutes avant ! L'ambiance est donc tendue, ce qui se ressent dans la musique. Le niveau du groupe, qui joue ensemble pour la 3è fois, est visiblement bon, même si comme dans tout impro il ya des moments d'hésitation ou de flou. Nous faisons 5 prises plutôt bonnes. Le prof nous demande si nous pouvons leur fournir une copie afin qu'ils puissent l'écoute ensemble. Avec plaisir !

   

Nous allons ensuite boire un verre avec une partie du groupe, assez mulitculurel. Sympa. Elif nous invite à diner chez elle, ce qui nous donnera aussi l'occasion de rencontrer Bertrand, son mari....français.  Bertrand vit en Turquie depuis deux et fait du vin. Il s'est lancé dans cette aventure avec un ami turc. Tous deux n'avaient pas d'expérience de production vinicole. Mais ils se sont lançés et le résultat est plutôt prometteur, continues Bertrand ! Elif , quant à elle, est Turque mais a vécu la moitié de sa vie en France.  Leur point de vue sur la Turquie diffère ; L'un est plutôt admirateur de ce que fait le pays, l'autre est plus critique et redoute notamment la croissance de l'islam dans la société.   

 

Vendredi 16 Oct

 

Une fois n'est pas coutume, il pleut ! Nous partons en fin de journée pour rejoindre nos amis d'Alatav et faire d'autres enregistrements. Nous avons rendez-vous dans un appartement à Beyoglu.  Nous arrivons vers 17H45, à 19 H nous n'avons toujours fait aucun enregistrement. Les gens défilent dans l'appartement, ils discutent, déplacent des meubles, changent l'éclairage...Ils sont motivés par l'enregistrement et veulent filmer en même temps. Mais ma patience occidentale commence à s'effriter... En fait, c'est autant une petite fête qu'une séance d'enregistrement. Pas facile de conjuguer les deux. Il nous faut nous adapter. Entre chaque morceau, ils font une pause, ouvrent une bière, se lèvent, certains s'en vont, d'autres arrivent...Nous arrivons tant bien que mal à réaliser 4 prises. Mais je sens bien que les gars  ne sont pas à 100 %. Il y a parfois des fautes d'accord, des irrégularités dans le tempo...Mais la chaleur est là. Et j'adore cette musique ! Vous en trouverez ici, mais allez donc jeter un oeil aussi à leur page myspace (www.myspace.com/alatav). Une fois le matos rangé,nous faisons un peu plus connaisance avec Ahmed, Murat, Ulaç, Gurkan, et  les autres.  Alatav aura été une belle rencontre musicale et humaine.  Nul doute qu'ils auront une place sur le disque à naitre de "En route vers l'Est".

 

 

Samedi 17 oct

 

C'est le jour du départ d'Istanbul. Petit déj de Khadif (cheveux d'ange) au lait et aux noisettes, çay (thé turc) et "Açure" (sorte de gelée avec des fruits frais, fruits secs, épices...) Miam ! Le beau temps est de retour après deux-trois jours mitigés. Nous quittons ce quartier de Cibali et notre hotel Islamôglu (un peu délabré mais bon accueil et bon service, pour 20 Lirasi la nuit soit 10 €) avec une petite nostalgie.

 

Nous allons chercher Bubulle, en se demandant si nous n'allons pas avoir des surprises... en effet, en arrivant, nous voyons qu'il est bleu ...gendarme ! Et nous avions demandé un bleu turquoise , en précisant bien le code couleur !....de plus, toute la rouille n'a pas été traité, et la fenètre du toit a été abimée....bref, nous ne sommes pas content et le faisons savoir, gentiment. Nous demandons une remise sur la deuxième moitié qu'il nous reste à payer. Ce qu'ils finissent par nous accorder, après négociation bien sûr ! Ils avaient marqué le code couleur sur un échantillon de couleur qui ne correspondait pas. Il nous faut donc encore deux heures pour terminer cette affaire et enfin quitter Istanbul après 8 jours.

 

N'ayant sans doute pas pris la route la plus directe vers la sortie de la ville, nous nous retrouvons dans un infernal bouchon, et il nous faudra trois heures pour sortir de cette mégalopole, en passant par le fameux pont du Bosphore. Une fois que vous croyez être sortis de la ville, vous y êtes toujours. Vous roulez sur une autoroute et voyez moins d'habitations, mais vous êtes encore dans Istanbul. Cette ville a mille visages.     Après avoir roulé encore une heure dans la pluis et la nuit, nous faisons halte à Hereke, un village porturaire donnant sur la mer de Marmara, à quelques 100 km à l'est d'Istanbul. Enfin au calme. 

 

 

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Published by Olivier & Harriette - dans Français
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commentaires

mcbs 23/10/2009 12:24


bonjour vous deux je lis votre blog j ai adore le son de la mer
j aime bcp toutes vos rencontres
je vous aime tatie


Olivier & Harriette 30/10/2009 21:07


merci Tatie !


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