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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 19:30

CINQUIEME ET dernière partie de notre bilan, le budget. Bon, c'est vrai, on a pris notre temps, ça fait quand même 10 mois que nous sommes revenus !

Mais nous attendions d'avoir les frais d'édition du CD, non négligeables, ainsi que les frais postaux correspondant aux envois de CD, qui ne sont pas donnés non plus ! Et nous n'avons pas encore fait tous nos envois (une centaine de destinataires).  

Voici donc notre budget réalisé, qui peut paraître important comme ça, mais si vous rapportez les frais du voyage au mois et par personne, ça fait un smic... le reste , c'est pour 1000 beaux double-CD, et du matériel d'enregistrement qui continue de servir, et servira encore un  bon moment. Comme quoi, voyager peu coûter moins cher que de rester sur place (surtout lorsqu'on habite dans une ville cher comme Paris).

 

Quand est-ce qu'on repart ?  

 


DEPENSES  
 
(1) AVANT LE VOYAGE (juillet-aout 2009)
Frais entretien et révision véhicule 400
Achat matériel enregistrement sonore :
Enregistreur Edirol R-44 751
Housse Edirol 85
Microphones Audio Tecnica AT 4021 (la paire) 638
Barre de couple 13
Suspensions Shure A 53M (la paire) 98
Bonnettes Rycote Baby ball (la paire) 252
Windjammers Rycote (la paire) 127
2 Cartes mémoire SDHC 4 Go et 16 GO 70
Casque AKG K171 Studio 115
8 piles rechargeables 50
SOUS-TOTAL 1 2599
 
(2) PENDANT LE VOYAGE (aout-décembre 2009)
Essence 2176
Alimentation (Courses + restaurant) 2429
Hébergement 845
Divers (sorties bars/concerts, frais entretien véhicule, santé, péages...) 2633
SOUS-TOTAL 2 8083
   
RECETTES  
DONS PRIVES 2575
RESSOURCES PROPRES 8574
TOTAL  RECETTES 11 149
 
(3) APRES LE VOYAGE
DEPENSES  
Pressage du CD (1000 ex) 1575
Graphiste 300
Droits d'auteurs à SACEM 192
Frais de poste (prévisionnel) 400
SOUS-TOTAL 3 2467
RECETTES  
DON PRIVE 2000
SOUS-TOTAL 3 2000
   
TOTAL GENERAL
RECETTES (1) + (2) + (3) 13 149
DEPENSES (1) + (2) + (3) 13 149         

 

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 00:05

Pochette

 

Quel ne fut pas notre bonheur lorsque le livreur est venu sonner à notre porte en cette belle matinée du 23 août 2010, déposer une palette de 1000 CD "En route vers l'Est et...musiqueS"  !!! En ouvrant le colis, nous avons été agréablement surpris par la qualité du travail : un beau livret, un beau CD, mise en page, couleurs, aspect cartonné "roots"... tout y était,  en plus beau encore  ! 

 

Enfin, enfin ! nous avions dans les mains cet objet tant convoité, tant fantasmé, l'aboutissement de plusieurs mois de travail, le fruit d'une histoire vieille de preques deux ans ! Nous avions d'abord espéré sortir le disque en avril...bien naïf de notre part ! C'était sans compter sur la masse de travail à fournir pour réaliser un tel projet, surtout pour nous qui ne nous étions  jamais attelé à une telle tâche. Nous sommes allés de questions en questions, de découvertes en découvertes. 

 

Pour réaliser ce disque, il nous a donc fallu :


- Ecouter l'ensemble des morceaux enregistrés (environ 200) et sélectionner un titre par artiste selon des critères de qualité de l'enregistrement, de l'acoustique du lieu, de l'interprétation, de l'intérêt de la composition dans ce contexte. Ce n'est déjà pas une mince affaire, d'autant que nous étions deux à faire ce choix...Au bout de deux ou trois semaine d'écoute quotidienne, nous sommes arrivés à un total de 27 morceaux, presque 2 h d'enregistrements. 

 

- Effectuer un traitement sonore (mastering) sur chaque titre, pour homogénéiser cet ensemble très hétérogène et le rendre le plus agréable possible à l'écoute. Là, ça a été trois mois de travail avec Michel Hausséguy, un ingénieur du son qui a effectué ce travail gracieusement !

- Créer un univers graphique pour le disque. N'ayant aucune compétence ni moyen en la matière, nous avons du faire appel à un professionnel, Damien Rochette (www.eclictik.com), dont nous avions aimé le travail qu'il avait réalisé pour une amie. Environ deux mois de travail.

 

- Effectuer une demande d'autorisation auprès de la SACEM, obligatoire pour produire en CD en grande quantité. Ceci implique de connaitre les titres, noms des auteurs, compositeurs et interpètes de tous les morceaux. Nous avons donc du reprendre contact avec les artistes pour lesquels il nous manquait des informations.

 

- Lancer la commande auprès d'une société de production. Après de mutliples devis (cd double ou simple, pochette carton ou boitier plastique...), nous avons choisi  D1 Management, et nous sommes contents de ce choix. 


Et voilà ! Bon, et encore, là, je vous la fais courte....Mais, me direz-vous, comment faire pour obtenir ce magnifique double CD ? Rien de plus simple, comme il s'agit d'un projet libre et gratuit, le CD est ...gratuit ! Il suffit de nous contacter par le blog (cf "contact") , ou par téléphone (33-5 35 46 39 55), et de nous le demander, on vous l'envoie par courrier sans frais de votre part ! Elle est pas belle la vie ?

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 20:27

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  Chute d'eau à Varna, Bulgarie

 

Pendant que nous étions sur la route, l'idée nous était venue de réaliser un bilan écologique.Faire la route avec un vieux véhicule qui consomme et pollue beaucoup nous incite à être encore plus vigilant sur d'autres aspects environnementaux. Voyons d'un peu plus près ce qu'il en est vraiment dans cette avant-dernière partie de notre bilan... 

 

Faire un bilan écologique relève d'un calcul complexe. La méthode la plus complète semble être celle de l'empreinte écologique, prenant en compte tous les intrants nécessaires à la consommation (production, transport, consommation, gestion des déchets, etc). N'ayant pas tous les outils pour calculer tout cela, nous nous contenterons ici d'une évaluation à la louche. Quant aux méthodes bilan-carbone, elles ne prennent pas en compte le fait de ne pas avoir de logement...les nomades doivent se débrouiller autrement !

 

L'EAU 


Quand on voyage en camion aménagé, une des choses les plus importantes et les plus fréquentes à gérer, c'est l'eau. Notre réservoir contient environ 50 litres et nous permet de tenir environ 48 h (2 personnes). Mais en usant avec parcimonie de la ressource ! Même si les points d'eau ne sont pas très difficiles à trouver dans beaucoup de pays, le simple fait d'être limité, de ne plus avoir un robinet magique qui déverse autant que souhaité, nous permet de reprendre conscience de sa valeur et d'y faire plus attention.  La consommation moyenne domestique française est d'environ 137 litres par personne/jour (on trouve des chiffres entre 120 et 150). En comparaison, Nous consommions environ 12,5 l par personne/jour !  Nous utilisions parfois l'eau de mer ou des cours d'eau pour faire notre vaisselle ou laver des vêtements, le camion... 

 

CARBURANT


Notre camion tourne au "super" sans plomb 95, en moyenne 11 l/100km. Nous avons parcouru 14 000 km ce qui nous fait 1540 litres brûlés. Soit 3733 kg de Co2 rejetés, soit 2 fois ce que la terre peut supporter par personne et par an pour stopper l'accroissement de l'effet de serre (source : actioncarbone.org). De ce côté là, c'est pas brillant.  

 

DECHETS

 

Par rapport à ce qui était notre production habituelle  de déchets lorsque nous étions sédentaires, celle du voyage était bien moindre : un petit sac tous les deux jours en moyenne.  Pourtant on ne peut pas dire que les pays que nous avons traversé font un effort particulier pour réduire leur déchets à la source, loin de là. Question tri, c'est quasiment le 0 pointé. Sans parler de l'Allemagne et de l'Italie qui sont à peu près aux mêmes normes que la France (un cran au dessus quand même), la Slovénie se distingue largement. Nous avons vu des poubelles de tri dans une petite ville en Turquie, mais ces poubelles étaient quasi vides, et ce qu'il y avait dedans ne correspondait pas avec ce pour quoi la poubelle était prévue...il y  a encore du boulot !

 

Le mode de vie en camion (espace réduit et possibilités de cuisine réduite), et le voyage nous incitant aussi à manger souvent dehors, ou sur le pouce, l'accumulation de déchets se trouve réduite. Mais la consommation dans les lieux de restauration est aussi fortement productrice de déchets, ce que nous n'évaluons pas ici. 

 

AUTRES ENERGIES


Electricité : auto-produite par le camion grâce à la pose d'une seconde batterie alimentant toute la partie habitacle. Il faut rouler environ deux heures pour recharger à plein une batterie, qui permet de tenir deux jours (utilisation principale : lumière). Nous sommes contents d'avoir fait cet ajout (cout pose comprise = 300 euros) qui nous a évité bien des galères. Impossible de tomber en panne de batterie : si une est vide, il suffit de la relier à l'autre le temps de recharger.  


Gaz (cuisine): Environ 10 kg de gaz en 4 mois pour une utilisation quotidienne (une grosse bouteille fait 13 kg).  Nous avons deux brûleurs dans la cuisinière du camion et utilisions une bouteille d'appoint en Turquie (problème de compatibilité avec les branchements européens). 

 

PRODUITS D'ENTRETIEN 


Là, grosse différence avec la conso domestique. Un gros savon de Marseille, un litre de liquide vaisselle écologique, un fond de liquide de nettoyage même pas bio qui nous restait, tout ça nous a fait les 4 mois ! Quand l'habitat se réduit, le reste suit...

 

EN RESUME...

 

C'est clair, le mauvais point, c'est la forte conso de carburant. Mais cette forte émission de GES pourrait être compensée par le fait que nous n'occupions pas de logement pendant ce temps.  Cela resterait  à confirmer par un calcul plus technique (celui de l'empreinte écologique), mais si l'on pense aux besoins énergétiques d'un logement (chauffage, entretien, cuisine, éclairage, appareils électroniques, electroménager, etc), on peut raisonnablement penser que notre dépense énergétique globale était inférieure à notre production en tant que sédentaires. 

 

On pourrait améliorer ce bilan en :

 

- Voyageant avec un véhicule moins gourmand (les gros 4/4 récents consomment deux fois moins que notre Ford Transit L de 1987...), voire fonctionnant avec une autre énergie que le pétrole (ça existe depuis 70 ans...).

 

- Remplaçant la cuisinière au gaz par une électrique, auto-alimentée par le camion.

 

- Achetant moins de produits manufacturés occasionant des déchets et plus de produits frais  (fruits-légumes) à transformer.

 

-etc.


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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 18:00

Voici une petite sélection de disques, que nous avons acquis et particulièrement affectionnés durant notre périple. Si vous ne les trouvez pas chez votre disquaire préféré, peut-être pourrez-vous les trouver sur internet, ou à défaut les écouter... la plupart ont leur site ou une page myspace.  


 

groove alla turca f1-"Groove Alla Turca" de Burhan ÖçAL et Jamaaladeen TACUMA  avec Natacha ATLAS.

 

Un excellent disque sorti en 1999 du grand percusionniste turc Burhan Öçal, avec les non moins excellent Jamaaladeen Tacuma à la basse et Natacha Atlas posant sa sublime voix sur certains morceaux. Comme le dit le titre, ça groove ! Et un beau métissage musical en perspective.   

 

 

 

 

 

 

LS052- "Entezar, Iranian santour" de Ohmid TAHMASEBPUR


Un joueur de Santour iranien que nous avons rencontré en Grèce. Ohmid est virtuose de son instrument et joue avec des musiciens d'autres horizons, comme sur ce CD où il se lie à des musiciens grecs. Un son et une musique très épurée.  L'album date de 2003. 

 

 

 

 


 

 

 

nakedn3- "Noyz" de NAKED


Naked est un groupe atypique basé en Serbie, à Belgrade, que nous avons eu la chance de rencontrer.  Le groupe créé une musique souvent inspirée de  mélodies folkorique de la région mais largement revisité  à leur sauce jazz, groove, rock parfois....Le groupe a déjà pas mal tourné en Europe et laisse présager de belles choses à venir. Que du bon, et comme le dit le CD : best enjoyed live ! Noyz est les dernier album en date (2007). Un autre est a venir prochainement. 

 

 

 

 

 

 

ramboamadeus4 - "Hipishizik Metafisik" de Rambo AMADEUS 


Cet artiste ainsi que les deux suivant nous ont été recommandés par Bahne, un des deux bassistes du groupe Naked. Je dois dire qu'il a de bons goûts. Avec un nom comme celui-là, Rambo ne pouvait être qu'un artiste déjanté, c'est une sorte de Zappa des temps modernes, un Zappa serbe. Dommage que nous n'ayons pu saisir les paroles , il parait qu'elles sont bien plus folles que la musique. Album paru en 2008. 

 

 

 

 


 

1259946724 4836 boban marko markovic5 - "Devla" de Boban et Marko MARKOVIć ORKESTAR. 


Une fanfare serbe familiale bien connue dans la région et au-delà. Un son impeccable, des cuivres joyeux et festifs, une mise en place hyper-carrée, une certaine originalité : une excellente fanfare.  Si vous voulez mettre le feu à une soirée , mettez Devla sur les platines ! Disque paru en 2009. 

 

 

 

 

 

 


 

t6tt2x6- "Jedinstvo" de DARKWOODDUB. 


Un des sons les plus novateurs qu'il m'aie été donné d'écouter ces dernières années. Une vingtaine d'années d'existence et le 7è album de ce groupe. Une musique très personnelle, pas des plus faciles à la première écoute, mais au bout de quelques passages, un fort goût de reviens-y, une redécouverte à chaque fois.  C'est le dernier album du groupe, paru en 2008.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 


618321 CR Dudlasi Ludi dan BOOKLET7 - "Ludi Dan", de DUDLAšI


 

Nous avons rencontré Ivo, le batteur du groupe, dans un bar en Croatie. Malheureusement, nous n'avons pas pu rencontrer ni écouter en concert le groupe, mais Ivo nous a gracieusement offert un exemplaire de leur premier disque produit  par le label Croatia Records. Il en est très fier. Il peut : du blues de bonne facture, chanté en croate, une production léchée. Sorti en 2009. 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 22:37

Dans ce périple,  nous avons eu affaire à 14 langues "nationales" : allemand, tchèque, slovaque, hongrois, roumain, bulgare, turc, grec, macédonien, serbe, bosniaque, croate, slovène, italien.

...Mais aussi à des langues véhiculaires, donc "transnationales" :
L'anglais bien sûr (dans quel pays l'anglais n'est -il pas parlé de nos jours ?), mais aussi l'allemand, parlé par de nombreuses personnes, ainsi que le français (parlé surtout par les générations plus anciennes). Certaines personnes parlaient aussi le russe, et le rom. 

Nous avons eu affaire aussi à 4 alphabets différents : latin (les langues slaves ainsi que le turc l'utilisent en apportant quelques modifications), cyrillique (présent en Bulgarie, Macédoine, Serbie, Bosnie), grec, arabe (assez rare).


Nous nous sommes souvent efforçés d'apprendre quelques rudiments basiques de la langue du pays où nous nous situions. Nous tâchions de touver un petit dictionnaire ou un guide de conversation dans la première ville que nous trouvions. Dans les pays utilisant un alphabet latin surtout ! Mais ce n'est pas toujours aisé de trouver ce genre de lecture, et en changeant de pays  et d'environnement linguistique en moyenne tous les dix jours, il est difficile de rester motivé sur le long cours !

 

En fait, nous avons vite acquis le réflexe d'apprendre d'abord : bonjour, merci, au revoir. Ca n'a l'air de rien, mais ces trois locutions sont des sésames magiques qui vous ouvrent bien des portes !

 

Evidemment, la langue que nous avons le plus apprise est ....le turc ! Car c'est le pays dans lequel nous sommes restés le plus longtemps (1 mois) , et le turc n'est pas très difficile à acquérir phonétiquement parlant.   Türkiye : çok güzel ! (la Turquie c'est très beau/bien)

En tout cas, nul doute que ce voyage a été riche sur le plan linguistique et culturel ! 
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 23:38
 

Pour cela, nous avons fortement fait appel au hasard, que nous avons un peu aidé bien sûr. Nous avons souvent fait de belles rencontres et de beaux enregistrements ainsi. 


Nous nous rendions fréquemment dans   les cafés, les restaurants, ou lors de nos rencontres de rue, nous demandions à notre interlocuteur s'il connaissait des musiciens, s'il était musicien lui-même, s'il connaissait un lieu ou nous avions la chance d'en écouter. Il etait assez rare qu'il ne puisse vraiment pas nous aider. 

 


Dans nos contacts, nous prenions parfois des rendez-vous. Les gens n'étaient pas forcément disponibles pour nous tout de suite,  mais il était rare qu'ils ne soient pas du tout disponibles d'une manière ou d'une autre. Une rencontre en amène parfois une autre, ou plusieurs, qui finissent souvent pas aboutir à la rencontre musicale. 

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Nous avions pensé connaître quelques difficultés pour obtenir ldes musiciens leur accord (questions de droits d'auteur, de confiance...). Il n'en a rien été. La quasi-totalité des musiciens que nous avons rencontrés nous ont donné très facilement leur accord pour que nous les enregistrions et utilisions leur musique sur le support blog et CD. Nous avions prévu un contrat stipulant que nous ne faisons pas d'utilisation commerciale de l'enregistrement. Nous l'avons fait traduire en anglais, allemand, serbe. Mais nous ne nous en sommes servis qu'une fois, en Hongrie, avec Anita Nebelik, ou plutôt son manager.

  

A ce sujet, il était question au début de ce projet de vendre le CD à prix coutant (3 à 4 €), pour rentrer dans nos frais. Mais en travaillant sur le contrat, nous nous sommes rendus compte qu'il valait bien mieux le proposer gratuitement. Les artistes nous offrent leur interprétations, nous les offrons à notre tour au public. Il aurait été compliqué de leur expliquer que nous ne pouvons pas les payer mais que nous vendrons le CD, même à 4 €. Pour certains, c'est déjà une somme. De plus, ce projet peut se réaliser grâce aux dons que nous avons reçus, qui l'ont financé d'un bon tiers. Nous financons nous-même le reste. L'ensemble du projet repose sur le don et la liberté. La gratuité s'imposait donc. Elle a rendu les choses plus claires et plus simples. Nous n'avons pas du tout regretté cette décision.


En conclusion, rencontrer des musiciens et les enregistrer, c'est plutôt facile ! Il suffit de demander autour de soi, de bien regarder (les affiches, les flyers, les gens qui se balladent avec des instruments, etc), et de bien ouvrir les oreilles !

 

Ce qui s'est avéré plus difficile, c'est de trouver des musiciens qui jouent "acoustique" (bien plus intéressant pour la prise de son stéréophonique), et avoir de bonnes conditions acoustiques (la salle doit avoir de bonnes caractéristiques acoustiques, il ne doit pas y avoir trop de bruit autour, la balance doit être correctement faite s'il y a une sonorisation, etc).
 

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 23:02
"En route vers l'est et...musiqueS !", c'est un voyage de 4 mois, 14 000 km dans 14 pays (beaucoup de 4...) Cela fait déjà trois mois que nous sommes revenus, et entre un voyage a Curaçao qui a suivi, et un déménagement à Bayonne, nous n'avons guère eu le temps de finaliser l'écriture de notre récit de voyage !  Car, après cette belle, magnifique aventure musicale , nous ne pouvions pas résister à l'écriture d'un petit bilan pour clore ce livre ouvert ! Voici pour commencer le récit d'une vie en camion.

Durant ces quatre mois de voyage, nous avons peu à peu pris nos repères dans cet espace réduit qu'est "Bubulle" (A.K.A. "The love van"), c'est-à-dire un camion aménagé Ford Transit de 1988. Vivre dans un tel engin oblige à effectuer de très nombreuses manipulations quotidiennes, bien plus que dans un habitat classique. Le matin, compter entre 1H30 et  2H pour nous préparer. Un repas prend en général 2 heures. Aussi ne prenions-nous pas tous nos repas dans le camion...


Pour vivre à deux dans quelques mètres carrés sans s'étriper, conserver un minimum de confort peut aider...et dans un si petit espace, il faut constamment ranger, nettoyer, déplacer, nous passons donc finalement beaucoup de temps à faire ces petits gestes du quotidien, qui s'avèrent bien plus simples dans un habitat classique !

 

Nous roulions presque tous les jours. Nous avions prévu une moyenne de 85km par jour, nous en faisions plus de 100. Nous apprécions beaucoup les rares jours ou nous ne roulons pas du tout. Le camion s'avère relativement confortable à conduire, mais nous apprécions tout de même beaucoup les pauses. Mais faire la route est extrêmement jouissant lorsque l'on a la liberté de rouler quand on veut, comme on veut, ce qui est notre cas.  Cela procure un extrême sentiment de liberté. 

 

 

Bivouacs 


Au début du voyage, nous nous sommes assez rapidement rendus compte qu'il était02326.jpg préférable de trouver un endroit où passer la nuit avant la tombée du jour,  pour faciliter les chances de trouver un endroit convenable, c'est-à-dire calme et où nous avons peu de chances d'être dérangés pendant la nuit. La nature ou les sorties d'agglomération favorisent cela. Il faut aussi un lieu où nous ne risquons pas de nous faire virer (comme ça nous est arrivé dans un parc en plein coeur de Prague ou dans le champ d'un agriculteur en pleine campagne roumaine...).  

 

 


En général, nous trouvions assez vite un endroit  convenable . Soit nous faisions du repérage et revenions plus tard, soit nous nous posions dès que nous trouvions l'endroit et y passions la soirée.  Plus nous voyagieons et plus il nous était facile de trouver un endroit.  L'expérience aidant, le regard s'affute. Chaque jour ou presque, nous dormions dans un endroit différent, c'est un peu l'aventure, ça a un côté excitant. Mais c'est aussi très fatiguant, de constamment bouger. Aussi lorsque nous trouvions un endroit sympa pour bivouaquer (comme ici sur la photo a Kiyikoy, en Turquie), nous n'hésitons pas à y rester au moins deux jours.

 

L'eau

 

Dans ce type de voyage, l'eau est une préocupation quotidienne. Notre camion a un01212.jpg réservoir de 50 litres d'eau potable. Un plein dure trois jours. Nous nous servons de l'eau pour cuisiner, nous laver, laver la vaisselle, bref tout sauf la boisson directe. Nous avons été surpris par la facilité avec laquelle on trouve des points d'eau, dans tous les pays visités jusque là . La plupart des stations essence en dispose gratuitement. Là aussi, nous avons appris à repérer rapidement les robinets. En Turquie, c'est encore plus facile. L'Islam voulant que l'on fasse ses ablutions plusieurs fois dans la journée, on trouve des points d'eau régulièrement le  long des routes.


 

Nous nous posions près de l'eau tant que possible. Un lac, une rivière, la mer, peu importe, l'eau s'est avérée importante pour nous. Pour le côté pratique bien sûr : on peut laver la vaisselle , ou un vêtement, prendre un bain et se laver en même temps et ainsi économiser le réservoir....Pour le côté "onirique" aussi  de l'eau à un côté reposant et tranquilisant. Le voyage n'en est que plus beau ! 

 

 

Le manger

 

Il y a assez de place dans les placards du camion pour stocker toute la nourriture sèche dont

02717.jpgnous avons besoin pour plusieurs jours. En revanche pour le frais c'est plus compliqué. Le camion a un petit frigo qui marche soit à l'électricité (sur notre batterie auxiliaire) soit sur le gaz. Mais il n'est pas très performant. Les aliments ont tendance à moisir très vite dedans. Et il est très gourmand en énergie, aussi nous l'éteignons la nuit (il fait plus frais) pour économiser. Du coup les alternances de chaud-froid ne sont pas très bonnes non plus pour la conservation des aliments. En fait un frigo c'est un peu la galère. 

 


Nous mangieons presque quotidiennement au restaurant. Parfois par flegme, mais aussi beaucoup par envie de découvrir les spécialités locales. Nous avons plutôt bien mangé en Roumanie, et en Turquie. Moins bien dans les autres pays... 

 

Laver le linge

 

Les laveries automatiques furent probablement la chose la plus difficile à trouver dans ce voyage. Dans tous les pays traversés (à l'exception de l'Allemagne), c'est une galère sans nom (quant aux pressings, ils sont hors de prix).  Nous avons parfois marché ou roulé  pendant des heures sans en trouver. Nous ne trouvions de laverie qu'une à deux fois par mois. Le reste, obligé de laver à la main, ou....d'attendre !   

 

Police !

 

Nous voulions parler de la police car nous avons été marqués par son absence dans la plupart des pays visités. Cela nous a marqué car nous avons été  "habitués", en vivant à Paris, à vivre une présence policière très forte. A la différence des autres pays visités, en Roumanie et en Turquie la police est également très présente : dans les villes, dans les campagnes, sur les grandes routes, les petites, partout.


 

Quoi qu'il en soit, nous avons globalement peu eu affaire à la police. A Prague, toute une escouade nous avait réveillée en pleine nuit pour nous virer d'un parc situé en plein milieu de la ville. En Roumanie,  nous avons eu affaire aussi à un policier qui nous a gentiment demandé de quitter la rue ou nous avions dormi, dans un petit village de la campagne roumaine, juste parce que nous dérangions la vue des voisins. L'homme était plutôt débonnaire et dillétante.  Nous soupçonnons fortement cette vieille dame acariâtre de l'avoir appelé....merci mémé !

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 16:14

Ce blog avait pour objet de montrer toute la genèse du projet : l'avant, le pendant, l'après. L'après, pour nous, c'est un gros travail ! :


- lettre de remerciement aux artistes et aux personnes qui nous ont aidé à les rencontrer sur le terrain. 


- écoute et sélection des morceaux (plus de 200 titres).


- mixage de chaque titre choisi.


- réalisation du livret du CD.


- choix d'une entreprise pour faire presser le CD en 1000 exemplaires.


- envoi par la poste du CD aux artistes (y compris ceux qui ne seront pas dessus), à toutes les personnes rencontrées sur le terrain désireuses d'avoir le CD, à tous ceux qui nous ont aidé dans ce projet, nos amis, et les contact extérieurs établis par exemple par l'intermédiaire d'Aligre FM....cela représente plus de 200 CD postés.


- diffusion du CD par autres moyens.


- ultérieurement, selon nos disponibilités, peut-être une exposition photographique, illustrée musicalement :  visionnage, choix et traitement numérique des photos, recherche des lieux d'exposition (Paris, Bayonne...), recherche de financement,  impression des photos, recherche des cadres


- etc...?
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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 16:09

Merci ! Merci à tous ceux qui nous aidé à réaliser ce voyage, financièrement ou moralement : nos amis, nos parents, et tous ceux qui ont crû à ce projet et qui ont permis qu'il existe.


Merci à ceux qui  nous ont offert un petit bout d'eux-mêmes pour nous accompagner sur ce voyage, (ah...la confiture de Servane ! les livres de Caroline, le sel à l'Hysope de Sylvie, les petits poivrons en saumure de ces inconnus rencontrés en Macédoine,  etc...)  


Merci à ces amis et ces gens rencontrés sur la route, qui nous ont filé des tuyaux, conseillé des endroits où aller, des gens à rencontrer, des musiques à aller chercher….Grâce à ces conseils, nous avons modifié notre itinéraire, et nous en sommes très heureux !


Merci à ceux qui nous ont suivi pendant ces quelques mois sur ce blog, qui y ont participé, qui nous ont fait part de leur intérêt pour ce site, ceux qui ont simplement lu le blog ponctuellement ou régulièrement. Cela a été moteur pour nous aider à trouver toujours l'énergie de continuer à l'alimenter (encore une fois : tenir un blog,  c'est du boulot !).


Last, but not least : Merci, bien sûr, à tous ces formidables musiciens que nous avons rencontrés, qui nous ont laissé librement les enregistrer !  Nous n’oublions pas tous ceux qui nous ont aidé à les rencontrer, ils ont été indispensables aussi !  

 

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 15:54

Nous sommes rentrés en France le 15 décembre, au terme de quatre mois de voyage. Nous avons traversé 16 pays et parcouru un plus de 14 000 Km, soit 2000 km de plus que nos prévisions. Les 2 000 kms supplémentaires correspondent au "détour" fait par la Cappadoce, région du centre de la Turquie, que nous sommes heureux d'avoir fait tellement cette région est belle et unique.


Après un tel voyage, nous ne sommes plus tout à fait les mêmes. Nous avons beaucoup appris, sur nos voisins européens bien sûr, mais aussi et surtout sur nous-mêmes.  Nous avons beaucoup échangé, fait de nombreuses et belles rencontres.  Nous garderons un souvenir ému de certaines de ces rencontres, en espérant, bien sûr, les revoir un jour...  Nous avons maintenant des amis dans presque toute l'Europe de l'Est !


Nous avons aussi brûlé beaucoup d'essence (environ 1300 litres). Nous publierons peut-être prochainement le calcul de notre empreinte écologique. Nous publierons également un bilan global, quantitatif autant que qualitatif, de ce voyage. Nous tâcherons de le rendre bref et intéressant, si possible utile pour des personnes voulant voyager en Europe de l'Est ou ailleurs. A bientôt !
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  • : Blog créé autour d'un projet de voyage autour de la musique dans les pays de l'Europe de l'Est.
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